Netizen 24 SWE: Attentats en Europe : le lien entre les attaques et l'«affaiblissement de Daech» contesté

By On August 18, 2017

Attentats en Europe : le lien entre les attaques et l'«affaiblissement de Daech» contesté

Attentats en Europe : le lien entre les attaques et l'«affaiblissement de Daech» contesté>Faits divers|Th.B.|18 août 2017, 17h17 | MAJ : 18 août 2017, 20h06|

Un membre de la police intervient sur les Ramblas de Barcelone, jeudi, peu après l'attaque à la camionnette qui a fait 13 morts.

AFP PHOTO / LLUIS GENE
Th.B. <![CDATA[ googletag.cmd.push(function() { googletag.display('dfp_pave-1'); }); ]]>

Plusieurs chercheurs en terrorisme réfutent l'idée selon laquelle les derniers attentats djihadistes commis en Europe seraient la conséquence de l� 39;affaiblissement de Daech en Irak et en Syrie.

Et si les attaques commises jeudi à Barcelone et Cambrils n'étaient que la conséquence des défaites de Daech du côté de Mossoul ou Raqqa ? Et si les djihadistes frappaient plus fort en Europe à mesure que leur «califat» se rétrécissait et que leurs troupes fondaient en Irak ou en Syrie ? Depuis quelques mois, à chaque nouvel attentat, l'hypothèse revient sur le devant de la scène.

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En septembre 2016, déjà, dans une interview accordée au Monde, le très médiatique procureur de la République de Paris, François Molins, affirmait que le risque d'attaques terroristes en France s'accroissait à mesure que Daech subissait des défaites militaires. «Paradoxalement, l& #039;affaiblissement de l'Etat islamique en zone irako-syrienne constitue un facteur qui renforce le risque d'attentat», déclarait-il.

François Molins n'est pas le seul à chercher un tel lien de cause à effet. Plusieurs chercheurs et spécialistes en terrorisme réfutent pourtant cette thèse. «Elle ne tient pas, elle n'a jamais été démontrée par les faits», affirme Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse du terrorisme (CAT). «Il n'y a aucune corrélation entre la situation sur le territoire de l'Etat islamique en zone irako-syrienne et la situation ici, assure-t-il. On essaye d'éliminer leurs cadres, mais il n'y a aucune preuve que cela provoque davantage d'attentats en Europe.»

Idéologiquement en «expansion totale»

«La capacité de nuisance terroriste en Europe n'a rien à voir avec la capacité militaire de l'Etat islamique, opine Wassim Nasr, journaliste à France 24 et auteur du livre "Etat islamique, le fait accompli" (Plon). En quoi (les défaites ou les victoires militaires de Daech) vont-elles empêcher des aspirants djihadistes de passer à l'acte en Occident ?». L'aspect «low cost» des derniers attentats, souvent mis en avant, «n'est qu'un choix de mode opératoire pragmatique. Cela permet aux terroristes de rester sous les radars, car il n'y a rien d'illégal, par exemple, à louer une camionnette.»

Selon lui, l'affaiblissement militaire et logistique de Daech n'a d'effet en Europe qu'une diminution des attentats nécessitant des moyens importants. Les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre 2015, menés par deux commandos surarmés et bien organisés, n'auraient ainsi été que «des exceptions».

Pour Wassim Nasr, c'est l'idée même «d'affaiblissement» de Daech qu'il faut réfuter. «Si on a une vue d'ensemble du groupe ( Etat islamique), on voit qu'il est présent aux Philippines, en Afghanistan, en Egypte ou qu'il a été très actif en Libye. Il perd certes du terrain en Irak et en Syrie, mais en tant que force idéologique, il est en totale expansion.» Les attentats en Europe n'auraient donc rien d'un «chant du cygne».

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Daech ne chercherait donc pas à «compenser» par des attaques en Europe ses défaites en Orient, insiste le journaliste de France 24. «Ils ont déjà construit leur légende. La bataille de Mossoul a été plus longue que celle de Stalingrad. Leur but est d'être présent et de tenir partout dans le monde.»

«Et puis si on va jusqu'au bout de ce raisonnement, cela sous-entendrait qu'il vaudrait mieux un Etat islamique fort en Irak et en Syrie pour limiter les attentats ici ? Cela n'a pas de sens» , conclut Jean-Charles Brisard.

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